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PLUVIOMETRIE
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L'observation météorologique est la base incontournable de la prévision météorologique et de la climatologie. L'existence, la connaissance et l'étude de ces données météorologiques et plus particulièrement celles concernant les précipitations, sont très importantes en hydrologie que ce soit dans l'étude et la compréhension des régimes des cours d'eau ou dans la prévision des crues et des étiages. D'autant plus, qu'à travers les réseaux de mesures de Météo France notamment, la France dispose d'une base de données climatiques importante qui se caractérise par le nombre important de points de mesure qui l'alimentent, par le nombre de paramètres météorologiques pris en compte, par la durée des séries climatiques. En effet ces caractéristiques principales des réseaux de mesures climatologiques, forte densité des points de mesure et historiques importants, font que ces chroniques d'informations climatiques sont largement utilisées pour l'évaluation et la simulation des débits des cours d'eau. Suivant les méthodes utilisées, les données climatiques sont alors utilisées soit " seulement " comme variable exogène pour améliorer la qualité des estimations à partir des chroniques des débits observés, soit directement dans la modélisation des écoulements à partir notamment de la pluie (modèles pluie-débit).
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L'OBSERVATION ET LA MESURE DES PRECIPITATIONS
L'observation (directe ou indirecte) et la mesure des précipitations peut se faire à travers différents systèmes ou réseaux, avec leur technologie spécifique.
Postes météorologiques au sol
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Station météorologique du Centre Départemental Météo-France du Cantal (© Météo-France)
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Le système le plus répandu (et le plus ancien) est bien entendu celui des stations météorologiques classiques qui mesurent au sol différents paramètres climatiques (température, précipitations, humidité, vent, rayonnement solaire, insolation, pression...) ; le nombre de paramètres mesurés diffère en fonction du type de station et de son instrumentation.
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Ces stations sont de plusieurs types suivant la nature et l'importance de l'instrumentation en place et du mode d'exploitation. On peut ainsi distinguer :
les postes manuels qui restent les plus nombreux (plus de 160 postes en Auvergne) dont la fréquence de relève des mesures est quotidienne grâce à des observateurs locaux,
les postes automatiques (une soixantaine de stations en Auvergne) avec des mesures horaires,
les stations principales départementales, les centres départementaux de Météo-France (Vichy-Charmeil pour le Département de l'Allier, Aurillac pour le Cantal, Le Puy-Loudes pour la Haute-Loire et Aulnat pour le Puy-de-Dôme).
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Les données issues de ces postes météorologiques, après critique et validation sont intégrées, dans différentes banques de données dont la Banque " PLUVIO " pour les données pluviométriques. La plus grosse partie du volume des données provient de METEO-France (avec 88 %) tandis que, par ordre d'importance EDF, les Agences de l'Eau et les DIREN fournissent le reste des données.
Pour être un peu plus complet sur les stations pluviométriques, on peut citer également les pluviomètres installés dans le cadre de l'annonce de crues comme dans le réseau Cristal sur le bassin Loire-Bretagne (une quinzaine de postes pluviométriques sont implantés en Auvergne). Si les données issues de ce réseau ne sont pas traitées et mises en banque, elles sont intégrées, en temps réel avec les données hydrométriques, dans un système de prévision des crues et d'alerte géré par la DIREN Centre, en relation avec le Service d'Annonce des Crues (S.A.C.) des D.D.E.
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Radars météorologiques
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Un autre type d'observation des précipitations est réalisé à l'aide des radars météorologiques dont le principe est d'émettre des ondes électromagnétiques et de recevoir en écho les images de cibles situées dans l'atmosphère dont notamment les zones de turbulence. Ces radars météorologiques ont notamment pour objet la détection à distance des précipitations dans une zone de rayon déterminé (environ 200 km), centrée sur le site où ils se trouvent, ainsi que la quantification de ces précipitations sur une zone de rayon moindre (une centaine de kilomètres environ).
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Radar de Sembadel (© Météo France)
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Le réseau des radars météorologiques français, baptisé Aramis, est composé actuellement en métropole de 15 radars. L'image radar est traitée sur chaque site et est ensuite reprise et intégrée par les services météorologiques opérationnels pour constituer une image composite intégrant toutes les images reçues des différents radars français et des pays limitrophes.
Un tel réseau apporte une aide primordiale dans la prévention des phénomènes liés aux précipitations et susceptibles d'attenter à la sécurité des biens et des personnes. Ainsi parmi d'autres applications, il faut signaler tout particulièrement la quantification des lames d'eau qui est permise par ce réseau et dont la connaissance revêt une importance fondamentale dans l'évaluation des risques hydrologiques et la gestion des crues soudaines.
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Exemple d'une image radar composite (© Météo-France)
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En Auvergne, un de ces radars pluviométriques existe sur la commune de Sembabel près du Puy-en-Velay depuis 1996; les événements dramatiques liés à la crue de la Loire de 1980 ayant conduit l'Etat et Météo-France à construire un tel radar. Cependant le radar du " Puy-en-Velay " ne suffit pas à couvrir l'ensemble du territoire Auvergnat et d'autres radars installés dans des régions limitrophes permettent une meilleure couverture de l'Auvergne.
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Les satellites météorologiques
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La mission principale des satellites météorologiques est d'effectuer des observations météorologiques depuis l'espace et de transmettre à terre les données ainsi obtenues.
On distingue deux catégories de satellites en météorologie : les satellites géostationnaires qui tournent dans le même sens et avec la même vitesse de rotation que la terre avec une orbite au-dessus de l'équateur et les satellites à défilement qui tournent sur une orbite beaucoup plus basse et dont le plan passe pratiquement par les pôles.
Les images satellites sont également de 2 types suivant la longueur d'onde utilisée ; on distingue ainsi les images " visibles " et les images " infrarouges ".
Si ces images ne fournissent pas de données directes sur les précipitations, elles permettent par contre de mettre en évidence la présence, le déplacement des masses nuageuses ainsi que leurs caractéristiques et servent particulièrement dans les prévisions météorologiques.
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Image satellite "visible" (© Météo-France)
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Image satellite "infra-rouge" (© Météo-France)
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LES DONNEES PLUVIOMETRIQUES PRESENTES SUR LE SERVEUR DE SITUATION HYDROLOGIQUE
L'ensemble des informations météorologiques (cartes, données, commentaires) présentées sur le présent serveur sont réalisées par les services de Météo-France (Centre Météorologique Inter-Régional Centre-Est, Division Développement, Etudes et Climatologie) pour le compte de la DIREN Auvergne.
Choix des stations
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Les données pluviométriques présentées sur le présent serveur de situation hydrologique sont issues d'une sélection d'une soixantaine des postes météorologiques répartis sur l'ensemble du territoire auvergnat ou limitrophes à la Région.
En fait, cette sélection correspond au parc de postes météorologiques automatiques de Météo-France sur la Région ce qui permet d'avoir rapidement des données pour répondre aux délais imposés par la mise à jour régulière du site. En effet, il s'avère difficile techniquement de mettre à disposition, dans un délai raisonnable, des données de qualité suffisante (critiquées et validées) sur l'ensemble du parc de stations pluviométriques de l'Auvergne dont les postes manuels.
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Cependant cette sélection apparaît comme suffisante pour indiquer une tendance générale de la situation pluviométrique au niveau de la région et de ses départements.
Informations présentées
La partie du site qui concerne les précipitations est divisée en deux niveaux de situation pluviométrique : un niveau régional et un niveau départemental.
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Le premier niveau, régional, dresse le bilan des précipitations tombées au cours du mois écoulé (en général le mois calendaire qui précède la dernière mise à jour) et des précipitations cumulées depuis le début de l'année ou le début de la période d'étiage.
L'information est donnée notamment sous la forme notamment de cartes :
- une carte des précipitations mensuelles au cours du mois écoulé,
- une carte du rapport à la normale de ces précipitations mensuelles,
- une carte du rapport à la normale du cumul de précipitations depuis le début de l'année civile (du 01/01 au 31/12),
- une carte du rapport à la normale du cumul de précipitations au cours de la période d'étiage (du 01/06 au 31/10).
Ces documents cartographiques sont complétés par un tableau de données chiffrées pour les différentes stations automatisées et par des commentaires.
Le deuxième niveau, départemental, dresse le bilan des précipitations tombées au cours du mois écoulé par rapport aux " normales " pour chacun des 4 départements de la Région. L'information est donnée uniquement sous la forme d'une carte du rapport à la normale des précipitations mensuelles au cours du mois écoulé.
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Nature des données présentées
Si Météo France et la DIREN Auvergne s'efforcent de mettre à jour le contenu du site et de maintenir un niveau raisonnable de qualité et d'exhaustivité, elle ne saurait garantir que les données contenues soient exemptes d'erreur, ni que l'information fournie soit exhaustive.
Cette partie du site n'a pas d'autre ambition que celle de diffuser des informations générales sur les précipitations par rapport notamment à l'hydrologie des cours d'eau et d'essayer de donner une image de la situation pluviométrique. En aucun cas, les données présentées ne pourraient être utilisées à d'autres fins que celles-ci sans l'accord express des différents producteurs de données.
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