Débits des Cours d'eau
pour le mois de décembre 2011

- Région AUVERGNE -

Dernière mise à jour : le 05/01/2012

Valeur du débit moyen mensuel
de décembre 2011
par rapport aux débits mensuels
inter-annuels de référence :

Légende

Cours d'eau :
Station :
Code hydro :
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Situations départementales pour les débits
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Commentaires sur la situation régionale des débits
SITUATION DES DEBITS DES COURS D EAU POUR LE MOIS DE DECEMBRE 2011

Si la pluviométrie sur l'Auvergne en décembre 2011 est majoritairement excédentaire, elle en demeure pas moins contrastée dans l'espace et dans le temps (peu de précipitations durant la première quinzaine puis de fortes précipitations qui débutent avec la tempête Joachim le 16 et se poursuivent tout au long de la seconde quinzaine). Si en conséquence, la situation hydrologique s'améliore, elle reste cependant déficitaire sur les bassins du Cher et de la Loire, de même que sur l'axe Allier et la partie amont du bassin de l'Allier. Par contre sur les affluents de l'Allier dans sa partie aval, on note une amélioration beaucoup plus marquée, la situation hydrologique devient excédentaire, comme sur le bassin Adour Garonne. Cette situation hydrologique résulte de l'impact des pluies importantes de la seconde quinzaine, qui ont masqué en partie le déficit hydrologique du début du mois de décembre. Ainsi l'hydraulicité mensuelle moyenne sur l'Auvergne au mois de décembre 2011 est d'environ 107% contre 51% au mois de novembre 2011. L'hydraulicité des cours d'eau auvergnats varie de 18 à 322 %.
En terme de débits moyens mensuels, les débits mensuels de ce mois de décembre 2011 sont en général supérieurs aux moyennes mensuelles mais peuvent être compris entre le décennal et quinquennal sec ou au contraire supérieurs au décennal humide.
En terme de débits journaliers, on observe des débits bas à très bas durant toute la première quinzaine, puis les débits augmentent avec une succession de coups d'eau pendant la seconde quinzaine (maxima les 16, 23 et 31 décembre).


Bassin de l'Allier
Pour ce mois de décembre 2011, sur ce bassin, la situation hydrologique mensuelle reste " globalement " légèrement déficitaire avec cependant des disparités assez sensibles entre les cours d'eau et les secteurs du bassin.
L'hydraulicité mensuelle (rapport du débit moyen de décembre 2011 par le débit moyen mensuel d'un mois de décembre) varie entre environ 18 % (Lidenne) et 195 % (Couze Chambon aval). L'hydraulicité moyenne sur ce bassin est de l'ordre 96% contre 53% au mois de novembre.
Les débits moyens mensuels contrastés peuvent être soit compris entre le décennal et le quinquennal sec (Allagnonette...) ou à l'inverse supérieur au décennal humide (Allanche à Allanche, Couze Chambon aval). Concernant les débits journaliers, globalement on observe des débits bas à très bas durant la première quinzaine. Pendant la seconde quinzaine, les débits augmentent avec 3 coups d'eau d'intensité variable selon les secteurs (maxima les 16, 22 et 31 décembre).

Pour la rivière Allier proprement dite, la situation hydrologique mensuelle de décembre est déficitaire sur l'ensemble de l'axe Allier. Ainsi, l'hydraulicité moyenne pour ce cours d'eau est de 64 % contre 118 % au mois de novembre. Elle varie d'environ 36 % (St Haon) à 81 % (Châtel de Neuvre).
A noter pour ce cours d'eau que la retenue de Naussac, au cours du mois de décembre 2011, n'a pas réalisé du soutien d'étiage mais a complété son remplissage avec les arrivées naturelles, la dérivation du Chapeauroux (débit dérivé entre 0.7 et 4.8 m3/s sur le mois et le pompage dans l'Allier qui a été ouvert du 1er au 4 décembre et le 22 décembre avec un débit pompé de 2 m3/s; ces prélèvements influençant bien sûr notablement les débits aux stations situées directement en aval.
Les débits moyens mensuels sont tous compris entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle.
Pour les débits journaliers, on observe des niveaux bas à très bas durant la première quinzaine. Puis au cours de la seconde quinzaine, une augmentation des débits suite à une succession de coups d'eau relativement importants surtout dans la partie aval qui bénéficient d'un apport conséquent par ses affluents du 63 et 03.

Pour les affluents principaux (Sioule, Dore, Alagnon), la situation hydrologique s'améliore sauf sur la Sioule aval qui reste déficitaire.
Pour la Dore, en prenant en compte les stations de " Giroux " et de Dorat, la situation hydrologique s'améliore et devient excédentaire. L'hydraulicité du mois de décembre est comprise entre 118% à "Giroux" et 123% à Dorat. Les débits mensuels sont compris entre la moyenne mensuelle et le quinquennal humide. En terme de débits journaliers, on observe des débits très bas durant toute la première quinzaine, puis une augmentation des débits avec deux coups d'eau : le premier avec un maximum le 22, suivi d'un second avec un maximum le 31 décembre.
Pour la Sioule, en prenant en compte les stations de Pontgibaud, Ebreuil et Saint-Pourçain, la situation hydrologique globalement déficitaire. L'hydraulicité varie de 84% (St-Pourçain) à 118% (Pontgibaud). Les débits mensuels sont soit compris entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle (Ebreuil, St-Pourçain), soit compris entre la moyenne mensuelle et le quinquennal humide (Pontgibaud). En terme de débits journaliers, on note des débits très bas tout au long de la première quinzaine. Puis pour Pontgibaud, on observe une augmentation des débits avec une succession de 3 coups d'eau (maxima les 16, 22 et 31 décembre), alors que pour les deux autres stations, l'augmentation, plus modérée suite au stockage par le complexe hydro-électrique des Fades-Besserve, correspond aux coups d'eau du 22 et 31 décembre.
Pour l'Alagnon, la situation hydrologique mensuelle s'améliore, elle devient excédentaire avec une hydraulicité comprise entre 100% (Lempdes) et 123% (Joursac). Les débits mensuels sont soit proches de la moyenne mensuelle, soit compris entre la moyenne mensuelle et le quinquennal humide. En terme de débits journaliers, on note des débits très bas en tout début de mois qui augmentent légèrement durant la première quinzaine. Puis, ils augmentent plus rapidement au cours de la seconde quinzaine avec une succession de coups d'eau (maxima les 16, 22 et 31 décembre).

Sur les affluents secondaires, la situation hydrologique devient globalement excédentaire. L'hydraulicité est ainsi comprise entre 18% (Lidenne) et 195% (Couze Chambon aval).
Les débits mensuels sont soit compris entre le décennal et quinquennal sec (Lidenne, Allagnonette), soit compris entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle (Ance du Sud, Desges, Allanche à Joursac, Jauron, Morge, Boublon), soit proche de la moyenne mensuelle (Bouble, Cronce, soit compris entre la moyenne mensuelle et le quinquennal humide (Couze Pavin, Dolore, Faye, Sioulet, Sichon, Jolan...), soit compris entre le quinquennal et le décennal humide (Ailloux, Couzon, Credogne, Saunade), soit supérieur au décennal humide (Allanche à Allanche, Couze Chambon aval).
Concernant les débits journaliers, on constate des débits bas à très bas durant la première quinzaine puis une augmentation au cours de la seconde quinzaine avec une succession de coups d'eau d'importance variable selon les secteurs (maxima les 16, 22 et 31 décembre).


Bassin de la Loire
Sur la partie auvergnate de ce bassin, on observe une situation hydrologique contrastée, en relation avec la répartition des pluies de la seconde quinzaine de décembre. Ainsi la partie amont peu ou moins touchée par ces épisodes est globalement déficitaire alors que la partie avale plus touchée devient excédentaire. L'hydraulicité mensuelle est comprises entre 39% (Goudet) et 131% (Barbenan) avec une moyenne sur ce bassin de 78 % au mois de décembre contre 83 % en novembre.
De même, les débits mensuels sont très variables selon les secteurs : ils sont soit compris entre le décennal et quinquennal sec (Loire à Goudet, Borne), soit compris entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle (pour la majorité des cours d'eau), soit proche de la moyenne mensuelle (Ance du Nord...), soit compris entre la moyenne mensuelle et le quinquennal humide (Besbre à St Prix, Barbenan).
Concernant les débits journaliers, on observe des débits très bas durant la première quinzaine, puis deux coups d'eau d'importance variable l'un avec un maximum le 23 décembre, l'autre le 31 décembre.

Ainsi, pour le fleuve Loire proprement dit, en faisant référence aux stations de Goudet, Bas-en-Basset et de Digoin, la situation hydrologique est déficitaire.
L'hydraulicité mensuelle (rapport du débit moyen du mois de décembre 2011 par le débit moyen interannuel d'un mois de décembre) se situe entre 39% (Goudet) et 60% (Digoin).
Les débits mensuels de ce mois de décembre sont soit compris entre le décennal et le quinquennal sec (Goudet), soit entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle (Digoin, Bas en Basset).
Pour les débits journaliers, on observe des débits bas durant la première quinzaine. Puis, les débits augmentent avec un coup d'eau important (maximum le 23 décembre), puis un second en toute fin de mois.

Sur les autres cours d'eau du bassin, la situation hydrologique est plus contrastée. L'hydraulicité est compris entre 43% (Borne) et 131% (Barbenan).
Les débits mensuels sont soit compris entre le décennal et quinquennal sec (Borne), soit compris entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle (Gazeille, Arzon, Auze, Dunières, Semène...), soit proche de la moyenne mensuelle (Lignon Vellave, Ance du Nord, Besbre à St Pourçain), soit compris entre la moyenne mensuelle et le quinquennal humide (Besbre à St-Prix, Barbenan).
Pour les débits journaliers, on observe des débits bas à très bas durant toute la première quinzaine. Au cours de la seconde quinzaine, les débits augmentent avec un important coup d'eau (maximum le 22 décembre) : coup d'eau particulièrement important sur la partie aval (03 &63) du bassin, suivi d'une nouvelle augmentation rapide en toute fin de mois.


Bassin du Cher
Sur la partie auvergnate de ce bassin, en décembre, on note une situation hydrologique encore globalement déficitaire. L'hydraulicité varie de 54 % (Oeil) à 88% (Sologne), si on met à part le Bandais (139 %). L'hydraulicité moyenne est de 80 % contre 15 % au mois de novembre. Les débits mensuels sont tous compris entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle, si on écarte le Bandais dont les débits sont compris entre la moyenne mensuelle et le quinquennal humide.

Le Cher, si on se réfère aux stations de Chambonchard, Montluçon et Saint-Amand, la situation hydrologique reste toujours déficitaire. Ainsi en décembre, l'hydraulicité mensuelle est comprise entre 56 % à St Amand et 78 % à Chambonchard. Les débits mensuels sont encore tous inférieurs aux moyennes mensuelles, avec des débits compris entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle . Pour les débits journaliers; on observe des débits très bas durant toute la première quinzaine. Ensuite les débits augmentent rapidement pour atteindre un premier pic le 22. puis ils chutent rapidement pour atteindre des niveaux très bas autour du 27 et pour remonter tout aussi rapidement pour un maximum le 31 décembre.

En ce qui concerne ses affluents régionaux (l'Aumance et l'Oeil) et les autres cours d'eau secondaires (Bandais, Magieure, Sologne...), la situation hydrologique est toujours globalement déficitaire. L'hydraulicité mensuelle est comprise entre 54% (Oeil) et 139% (Bandais). Les débits mensuels sont compris entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle sauf pour le Bandais dont les débits sont compris entre la moyenne mensuelle et le quinquennal humide.
En terme de débits journaliers, on observe des débits bas à très bas tout au long de la première quinzaine. Puis on note une succession de 3 coups d'eau d'intensité croissante (maximum les 17, 22 et 31 décembre).


Bassin Adour-Garonne
Sur la partie auvergnate de ce bassin, on observe une amélioration de la situation hydrologique, elle devient globalement excédentaire. Ainsi l'hydraulicité mensuelle (rapport du débit du mois de décembre 2011 par le débit moyen mensuel d'un mois de décembre) est comprise entre 87% (Remontalou) et 322% (Mars au Falgoux). L'hydraulicité moyenne est de l'ordre de 191 % contre 33 % en novembre.
Les débits mensuels sont supérieurs à la moyenne mensuelle sauf ceux du Remontalou, qui sont compris entre le quinquennal sec et la moyenne mensuelle. Pour les autres cours d'eau, les débits mensuels sont soit compris entre la quinquennal et le décennal humide (Dordogne, Burande, Cère, Maronne, Mars à Bassignac), soit supérieur au décennal humide (Epie, Rhue, Santoire, Sumène, Jordanne, Authre...).
En terme de débits journaliers, on observe des débits très bas pendant les premiers jours du mois, puis une succession de petits coups d'eau entre le 4 et le 15 décembre. Au cours de la seconde quinzaine, on note 3 coups d'eau d'intensité croissante (maximum les 16 ,25 et 31 décembre). Seul le Remontalou peu impacté par ces pluies, reste déficitaire. Les autres cours d'eau ont largement profités des forts apports de la seconde quinzaine
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