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Les réseaux de mesure de la qualité des eaux superficielles.

Le suivi de la qualité des eaux superficielles s’effectue par la collecte des données physico-chimiques et biologiques issues de différents réseaux de mesure :

-          Le Réseau National de Bassin (RNB) (jusqu’en 2006),

-      Les réseaux départementaux gérés en partenariat avec les agences de l’eau Loire-Bretagne et Adour-Garonne et les conseils généraux de l’Allier, la Haute-Loire et le Cantal.

Ces réseaux rassemblent 150 stations de mesure environ.

Ces réseaux permettent de suivre l’évolution de la qualité des cours d’eau et d’évaluer l’impact des rejets liés aux activités humaines sur le milieu naturel.

Les données acquises ont également contribué à l’établissement de l’état des lieux de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE).

En 2000, La Directive Cadre sur l’eau a été adoptée et  a fixé un objectif principal, celui d’atteindre le « bon état » des eaux à l’horizon 2015. Pour évaluer le « bon état », la DCE prend en compte l’état chimique et l’état écologique.

-          L’Etat chimique concerne le respect des normes de qualité environnementales vis à vis de 41 substances prioritaires et dangereuses, regroupant différentes catégories de micropolluants (pesticides, métaux…)

-          L’Etat écologique est déterminé par le suivi des communautés biologiques liées à la faune et à la flore et sous-tendus par des paramètres physico-chimiques et hydromorphologiques

Avec la mise en place de la DCE, des nouveaux réseaux de suivi de la qualité des eaux ont été mis en place :

· Le réseau de référence : destiné à définir le « bon état écologique » en fonction de la localisation géographique (hydroécorégion) et du type de cours d’eau. En Auvergne, 22 sites soumis à de faibles pressions anthropiques ont été sélectionnés sur les cours d’eau. Ce réseau a été suivi pendant 3 années de 2005 à 2007.

· le programme de surveillance, il comprend 4 volets :

-          Le réseau de contrôle de surveillance, destiné à donner une image de l’état général des eaux. Mis en place en 2007, il est constitué de 74 stations en Auvergne.

-       Les contrôles opérationnels, destinés à assurer le suivi de toutes les masses d’eau identifiées comme risquant de ne pas atteindre les objectifs environnementaux de la DCE. Ce  réseau débutera en 2010, mais une mise en place progressive est prévue dès 2009. Ce réseau comprend 141stations.

-          Les contrôles d’enquête, à  mettre en place lorsque les causes de non atteinte du bon état ne sont pas connues

-        Les contrôles additionnels, qui constituera un complément de suivi dans des zones particulières à protéger (captage d’eau potable, zones d’habitats et de protection des espèces)

Ces deux derniers réseaux sont en cours de définition.

· Le Réseau de suivi de température :

La température des cours d’eau joue un rôle fondamental dans la dynamique des écosystèmes aquatiques. Dans un cours d’eau, la température fait partie, avec l’écoulement et l’oxygène, des principaux paramètres abiotiques qui interagissent pour créer des conditions de l’exercice de l’ensemble des fonctions biologiques. En effet les espèces aquatiques choisissent leurs habitats en tenant compte de combinaisons de facteurs, parmi lesquels on note principalement la disponibilité physiologique de l’oxygène, qui dépend directement de la température et du mouvement de l’eau.

Connaître assez précisément les températures des cours d’eau et leur évolution est donc aujourd’hui une nécessité pour appréhender les processus biologiques en œuvre, mais également pour appréhender la réalité du changement climatique

Suite à la canicule exceptionnelle de l’été 2003, le plan d’action sécheresse de mars 2004 et ses textes d’encadrement avaient déjà mis en exergue la nécessité d’avoir un suivi des températures de l’eau (et de l’oxygène) en incitant la création d’un réseau capable de pouvoir répondre aux suivis de routine et aux suivis de crise. Pour réponde à ce plan d’action, la DIREN Auvergne, à l’instar de quelques autres DIREN, a mis en place à partir de 2004 un réseau expérimental de sondes de températures, profitant ainsi de son expérience dans la gestion des données en continu et de son équipement déjà en place de stations de mesure de hauteurs.

Par ailleurs, l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) a décidé et initié en  2008 la mise en place d’un réseau de suivi en continu des températures des cours d’eau de tout le territoire national (réseau national de température (RNT).